jeudi 9 juillet 2009

Pavillonnaire

Béton

béton thuya

béton bagnole clébard

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bagnole baraque clébard.


mardi 9 juin 2009

Le Monde selon Leclerc

Vu au Leclerc La Pardieu à Clermont-Ferrand.

Savez-vous que "La Pardieu" signifie "la part de Dieu..." et que "Leclerc" désigne un membre du clergé?
Bienvenue dans le temple du Chariot d'Or.
Au service du caddie d'or, voici l'homo consumerus de bronze.
Poussons fort poussons fort le chariot d'Or...
Et l'enfant qui suit prendra la relève quand ses aînés n'y seront plus...


dimanche 17 mai 2009

toxic de William Reymond

L'obésité touche beaucoup de monde, aux États-Unis, c'est pratiquement un tiers de la population qui est concernée, et l'épidémie gagne la terre entière, y compris l'Afrique noire où pourtant la famine est un grave problème. Cette obésité a conduit à l'expansion du diabète de type 2, autrefois dit "des vieux" mais qui maintenant touche tous les âges, y compris les plus jeunes, sans parler des problèmes cardio-vasculaires qui apparaissent déjà et vont se multiplier dès lors que les jeunes obèses vont dépasser la quarantaine.


Pour ne plus être obèse, n'est-ce qu'une question de discipline personnelle? suffit-il comme on le prétend de faire du sport et de moins manger?
Certes, c'est un bon début, mais il faut aussi changer quelques habitudes alimentaires.

D'abord s'abstenir de la consommation des sodas, qui contiennent depuis les années 1980 (où, comme par hasard, a commencé à se développer l'obésité) des sirops de glucose-fructose issus de la transformation industrielle de l'amidon de maïs que l'organisme humain engloutit et emmagasine. Auparavant, l'industrie utilisait du sucre de canne, qui limitait la consommation. Le sirop de glucose, lui, bien que tout aussi calorique que le sucre de canne, n'écœure pas le buveur qui n'a aucune raison de limiter sa consommation. Or boire un coca ou autre soda par jour conduit selon les études les plus sérieuses à prendre sept kilogrammes par an.

Ensuite il faut fuir comme la peste les graisses hydrogénées (dites aussi acides gras trans), utilisées massivement dans l'industrie alimentaire pour leur faible coût en remplacement d'autres matières grasses. Suivant une étude de 1994 de Walter Willet, les acides gras trans favorisent la venue du mauvais colestérol et empêchent le bon. Résultat? depuis 1994 entre 360 000 et 1 million d'américains ont été victimes de ce véritable poison! L'OMS étudie le problème, et seul le Dannemark en a interdit l'emploi.
En attendant, ceux qui ignorent le danger et ceux qui oublient de lire les étiquettes continuent de s'empoisonner lentement.

Parti pour étudier l'obésité en tant que problème, William Reymond se rend compte au fil de son étude qu'elle n'est que le symptôme d'un problème plus vaste : l'industrialisation de la nourriture, laquelle a permis a des sociétés d'amasser de formidables profits et de faire la pluie et le beau temps dans les gouvernements, aux E-Unis et ailleurs. Mais cette industrialisation a déshumanisé l'agriculture, détruit la nature, transformé les animaux en simples objets et au final, elle empoisonne progressivement les populations...

Evidemment, on n'est pas arrivé à ce beau résultat sans dépenser des milliards en publicités, de manière à disqualifier la nourriture maison et à la remplacer par tous ces beaux produits si colorés et tellement gouteux qui n'ont qu'un seul défaut : ils nous rendent laids et malades... Les jeunes, que nous avons emmené au Mc Do pour fêter leur anniversaire ou pour recueillir un jouet en plastique sans valeur, sont désormais accros au soda caféiné, à la frite huileuse, au steak haché douteux et à la tranche de pain viennois molle...

Dans les années 80 nous étions quelques uns à râler contre l'invasion américaine, à trouver les hamburger dégueulasses et le coca imbuvable... à l'époque, nous étions des nationalistes rétrogrades, des anti-américanistes primaires, des ringards... content de voir que les nutritionnistes, au moins, nous donnent raison...

Ne nous y trompons pas. La bouffe à l'américaine n'est pas venue toute seule. Il a fallu pour qu'elle s'impose que d'abord les grosses sociétés américaines nous imposent leur industrie culturelle, avec la complicité de politiques bien arrosés. Cette industrie culturelle, on s'en doutait, n'était là que pour nous vendre ses produits dérivés. Maintenant, nos enfants sont tous en jean et boivent du coca, mangent au fast food et leur santé n'en est pas meilleure, à ce qu'il paraît. Personnellement, j'ai dû, depuis que Mc Do est installé dans ma ville, y entrer trois fois. Et je ne suis pas mort de faim. Si tout le monde avait fait comme moi, Mc Do serait reparti vers des cieux plus cléments.

Aujourd'hui on en est réduit à faire une semaine du goût par an dans les écoles... Et 51 semaines de dégoût... Voilà à quoi conduit le libéralisme à l'Américaine (à la Française, il ne vaut guère mieux) et la recherche du profit maximum. Aux Etats-Unis, les écoles sont livrées par manque de moyens aux appétits des investisseurs privés. En échange de l'entretien matériel de l'école les cantines fournissent aux élèves leurs rations de graisses hydrogénées et de sirop de glucose-fructose. Avec ses prétendues réformes et ses économies de fonctionnement M. Sarkozy nous prépare sans complexe la même chose en France.

Que faire? Résistez! Faites la cuisine avec des produits frais du terroir (du vôtre!) et lisez donc Toxic de William Reymond (coll J'ai lu, ed Flammarion 2007), c'est déjà un bon début...

mercredi 13 mai 2009

Porcinets


Have you seen the little piggies / Avez vous vu les petits porcinets
Crawling in the dirt / s'ébattre dans la saleté
And for all the little piggies / et pour tous les petits porcinets
Life is getting worse / la vie empire
Always having dirt to play around in./ toujours de la saleté pour s'amuser

Have you seen the bigger piggies / Avez-vous vu les plus gros porcinets
In their starched white shirts / dans leurs vêtements blancs empesés
You will find the bigger piggies/ Vous trouverez les plus gros porcinets
Stirring up the dirt / remuant la saleté
Always have clean shirts to play around in. / ils ont toujours des vêtements propres pour s'amuser

In their styes with all their backing / Dans leurs porcheries avec tous leurs aides
They don't care what goes on around / Ils ne se soucient pas de ce qui se passe autour d'eux
In their eyes there's something lacking / Dans leurs yeux quelque chose manque
What they need's a damn good whacking./ ce dont ils ont besoin, c'est d'un bon coup de pied quelque part

Everywhere there's lots of piggies / partout il y a des tas de porcinets
Living piggy lives / qui vivent des vies de porcinets
You can see them out for dinner/ Vous pouvez les voir sortir pour dîner
With their piggy wives / avec leurs épouses porcinettes
Clutching forks and knives to eat their bacon. / Qui prennent les couverts pour manger leur lard

George Harrison traduction Tonton K100d


Banque Info Banque Populaire du Massif Central n°189 Mai 2009

vendredi 1 mai 2009

Dissolvant du cerveau

Dessin de Keno Don Rosa paru dans Picsou magazine 379
Un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours.

lundi 13 avril 2009

Respect de la nature au parc régional des Volcans d'Auvergne

Petite promenade au pied du Puy de Dôme (en Bulldozer)...

Soyons disciplinés!

On laissera un arbre...

Mais pas deux...

Une nature foutrement bien respectée...


Tout en finesse...

Celui-là a résisté. On l'a eu quand même!

Trop vieux celui-là, euthanasié à ras!

D'accord, c'est pas de la dentelle, mais ça ouvre une perspective!

L'homme peut améliorer la nature. C'est pas mieux rangé, comme ça?

Là, c'est la vue générale. On l'a bien arrangé, le parc régional!

Du beau bouleau, au fond... (hi! hi! hi!)

Une véritable œuvre d'Art...
(Massacre à la tronçonneuse, mais le titre est déjà pris)

Allez, les écolos, sans rancune! Ça repoussera sous forme de béton!

mercredi 18 février 2009

Sans commentaire...

Entendu sur France Info ce jour à 9h53 :
"Tout de suite, les titres de l'Élysée, euh... de l'actualité"

jeudi 29 janvier 2009

les nouvelles ce matin sont bonnes

Accents triomphalistes sur France Info ce matin. On va construire un deuxième réacteur EPR! Bon! c’est quoi ça ? Eh bien, pour le moment, c'est un remède à la crise du bâtiment, et demain, ce sera le principal fabricant de déchets radioactifs.

Le nucléaire, c’est super. Pour notre production énergétique, c’est le mieux : la France est juste dépendante à 100% de son approvisionnement en uranium.

Côté investissement, on sait où on va. Le premier EPR, pas encore terminé va coûter au bas mot 4 milliards d’Euros… pour les économies, ça commence bien. Et puis pour acheminer la production électrique il faudra tout un réseau de lignes à très haute tension qui vont joliment structurer le paysage.

De plus, une centrale nucléaire en fonctionnement pollue moins que, disons, une centrale à charbon et puis de toutes façon c’est moins pire que si on faisait péter une bombe dans l’atmosphère comme on faisait avant, du temps de Chichi.

Bref nous préparons à nos enfants un avenir radieux et actif.

Tout va donc bien dans le beau pays qui est le notre, et d’ailleurs Michel Desjoyaux, le bien nommé (la seule voile de son bateau coûte 300 000 fois le SMIG) va gagner le Vendée Globe. Ça vous fait pas chaud au cœur ça ? D'ailleurs, selon le «magnautic »:

« les bateaux de course sont de véritables laboratoires sur lesquels accastilleurs et voiliers testent de nombreux produits avant de les proposer au grand public »

C’est ça le "paradoxe" Français : des fonctionnaire privilégiés toujours en grève (facteurs, cheminots, maîtres d’écoles) une industrie du bâtiment toujours sur la brèche et un grand public bosseur et prospère qui achète des voiliers...

Juste quelqu'un de bien...

Il faut absolument écouter les radios commerciales les matins de grève.
Ainsi ce matin peu avant 9 heures, pour répondre au cégétiste Bernard Thibaud, RTL a donné la parole à un chef d’entreprise anonyme. Il travaille « de 18 à 20 heures par jour, 365 jours par an » ce qui lui laisse de 4 à 6 heures par jour pour se laver, dormir, manger, éduquer ses gosses, et bien sûr intervenir sur une radio commerciale pour stigmatiser les grévistes.

Les revenus de ce chef d’entreprise ? environ 500 € mensuels… Là je dis bravo ! Se tuer ainsi à la tâche pour un revenu à peine supérieur au RMI, c’est beau, c’est grand… et si ça se trouve, son entreprise fabrique des raquettes de badminton, des lunettes de soleil ou des crèmes solaires dont il n’aura jamais l’usage !

lundi 26 janvier 2009

Arômes naturels de roussi

Même si vous savez déjà que sur les étiquettes de vos aliments un prétendu "arôme naturel" de fraise est obtenu à partir de copeaux de bois, et qu'"arôme" sans précision signifie arôme artificiel, c'est à dire entièrement à base de molécules de synthèse, vous ne perdrez pas votre temps à la lecture de Arômes dans votre assiette la grande manipulation de Hans-Ulrich Grimm.


Grimm montre que l'industrie de l'alimentation utilise abondamment des arômes chimiques pour abuser le goût des consommateurs. Il y a clairement tromperie sur la marchandise quand de prétendus yaourts aux fruits ne doivent leur goût qu'à des arômes dont la fabrication ne fait intervenir aucun fruit, ou quand à des agglomérés de résidus de poissons on ajoute un arôme de crabe pour masquer le goût...

Le goût n'est pas qu'une source de plaisir : il permet au corps d'obtenir des indications sur la qualité de ce qu'il absorbe... sauf lorsque les magiciens de l'agro-alimentaire parfument des produits bas de gamme de fumets agréables (appelés pudiquement "exhausteurs de goût") qui induisent le consommateur en erreur. Pas si grave? et pourtant peu à peu l'industrie alimentaire rend la population malade (d'obésité surtout! mais aussi de diabète, sans parler des allergies)

L'enquête de Hans Ulrich Grimm est pleine d'enseignements utiles mais encore l'auteur présente les choses de manière amusante. On se surprend à jubiler de la veulerie des pouvoirs publics, de la roublardise des industriels, de l'avidité des distributeurs. C'est presque un plaisir de voir comment l'humanité peut se montrer malhonnête, et, dans le fond, comment elle travaille avec acharnement à sa propre perte.

Dans le cas de Hans-Ulrich Grimm l'humour (noir) est bien un peu la politesse du désespoir...


Arômes dans votre assiette La grande Manipulation terre vivante 2004
isbn 2-914717-07-5

lundi 12 janvier 2009

Les dangers de la nanotechnologie


Dessin de Carl Barks 1961 publié dans Picsou Magazine 424 mai 2007

dimanche 4 janvier 2009

Cuba vu par Gérard Ponthieu

Politis du 24 dec au 7 jan 2009 se fend d’un reportage de quatre pages sur Cuba rédigé par Gérard Ponthieu. Le prétexte en est le cinquantième anniversaire de la révolution cubaine. On a droit a un réquisitoire en règle du régime. L’auteur ne prend pas de gants et ne s’embarrasse pas de fioritures.

« Quoi, un pays pareil, si physiquement doté pour l’agriculture et incapable de nourrir son peuple ? » Gérard Ponthieu signale ailleurs que le pays a subi deux cyclones, le dernier en septembre de cette année.

« Cette maudite quasi-monoculture, fille obèse du colonialisme et des dogmes planificateurs » ose dire Gérard Ponthieu. Alors que la monoculture industrielle, c’est la règle, le modèle, le paradigme du libéralisme.

« Cuba doit importer du sucre Brésilien pour sa consommation nationale ! » -

Quand on sait qu’aujourd’hui même la France elle-même n’est plus autosuffisante en matière agricole, et qu’elle importe en masse des produits comme les noisettes ou le haricots verts, cette remarque semble moins pertinente…

Ainsi « celle-ci (la consommation de sucre) reste élevée : le café, les jus de fruit, les glaces sont fortement sucrés. Le sucre comme aliment basique, coupe-faim dans l’eau et coupe-déprime sous la forme de rhum » Bon, s’ils consomment du café, des jus de fruits, des glaces, c’est déjà ça. Et puis, en ce qui concerne la consommation de sucre, il faut croire que nous aussi, en France, nous sommes déprimés (et aux Etats-Unis, donc !) Rappelons au passage que le pays où la consommation de « psychotropes » est la plus importante, c’est la France… Manque de libertés ?

Le jeune cubain David « on lui a proposé l’exil aux Etats-Unis » « mais il y a renoncé pour ne pas abandonner ses parents vieillissants » (noble cœur !) « de toute manière, il n’aurait jamais pu amasser les 10 000 dollars exigés » (on se disait aussi). J’ajouterais que David n’aurait sans doute guère amélioré sa situation en partant aux Etats-Unis, où les pauvres sont nombreux… Car à Cuba, on soigne tous les gens, pas seulement les riches…

« Comme si la santé et l’école payaient l’absence du reste et de liberté » s’écrie Gérard Ponthieu. Il faut oser écrire ça, dans un monde où plusieurs milliards de personnes n’ont pas accès non seulement aux soins et à l’éducation, mais à l’alimentation… ce qui ne leur donne pas davantage de liberté…

p. 14 « ces fils de grands bourgeois qu’étaient les frères Castro » Encore une approximation tendancieuse, voire une contre-vérité pure et simple : en réalité, Fidel Castro est le fils d’Angel Castro, imigrant galicien analphabète (certes devenu riche propriétaire terrien) et de sa cuisinière créole… quand à Raul il est le fils de la cuisinière et d’un sergent… reconnu ensuite par Angel Castro. On est bien loin de la grande bourgeoisie !

«la jeunesse cubaine (…) se fout de leurs salades, regarde à l’envi cette Amérique qui les nargue, dont ils ont intégré la culture, les mythes les comportements »

« Ne serait-ce qu’en se gavant de novellas bresiliennes » (quel symbole d’autonomie !)

Voilà donc ce que veut la jeunesse cubaine ! Elle veut peut-être des 4X4, des supermarchés, du rap… et « des séries Etats-Uniennes en VO sous-titrées… et diffusées par les deux chaînes cubaines entre d’austères tables rondes et des programmes éducatifs »

Croiriez-vous que les chaînes castristes autorisent la diffusion des séries américaines? Comment verra-t-on la différence, quand c’en sera fini du socialisme ? Ah ! Oui. On supprimera ces austères tables rondes et ces programmes éducatifs


Le plus beau, c’est que Gérard Ponthieu suppose que les cubains protestent contre le régime en cessant tout bonnement de se reproduire !

« Serait-il là le vrai baromètre de la révolution cubaine ? Ou encore dans le taux de natalité tombé à 0,2% par an, qui renouvelle à peine la population? » Là encore, on se demande bien ce que veut dire le journaliste, puisque un faible taux de natalité est caractéristique des pays riches à économie de marché. Ainsi l’Allemagne, mais aussi l’Italie et l’Espagne où la population décroit: contre quoi ces pays protestent-ils muettement?


Ensuite Gérard Ponthieu règle son compte au mythe du « blocus »

« En fait de blocus, il s’agit d’un embargo commercial bilatéral dûment régulé » Oui, vous avez bien lu, M. Gérard Ponthieu parle d’embargo « bilatéral » entre Les Etats Unis, première puissance commerciale du monde, 350 millions d’habitants et Cuba, 12 millions des pauvres hères faméliques que notre auteur vient de décrire.

En conclusion, un article orienté et partisan. Gérard Ponthieu semble considérer qu’on n’a pas à se gêner avec un régime dictatorial et que tous les moyens, tous les sous-entendus, toutes les énormités sont bons pour le disqualifier. Cependant, il finit par concéder que le pouvoir castriste a sans doute contribué à éduquer son peuple. Mais peut-être est-ce dans sa bouche encore une critique…