jeudi 21 juin 2007

libéraux? pas tant que ça...

M. Raffarin et ses sbires avaient bien raison de dire que la France est "irréformable". En effet, tant que les capitaux seront à l'abri dans des banques suisses, leurs propriétaires, tous ces gens plein de "mérite" qui "font vivre" les gens pourront continuer à régenter l'économie, les médias et du même coup la politique dans le pays.

Imaginons que je sois pour la liberté du commerce, que je veuille favoriser le mérite personnel et le travail. Je commencerais par supprimer toutes les multinationales qui sont une entrave à la liberté d'entreprendre. Je taxerais fortement la transmission des capitaux, je permettrais que chacun commence dans la vie avec un certain pécule et, luttant à armes égales avec ses pareils dans la société, prouve ainsi sa valeur.

Il se trouve que cette vision de la société, je la rejette et ne conçoit pas l'existence humaine comme un combat contre les autres. Mais même en se supposant adepte de la compétition, on ne peut partager le point de vue des Fillons, Sarkozy et autres Raffarins!

Ceux-ci, qui se prétendent "libéraux" sont en réalité d'affreux conservateurs... Possédant d'ores et déjà, eux, leurs amis et parents, les rênes de l'économie et des médias, s'appuyant sur ces derniers ils confisquent le pouvoir politique pour mettre en oeuvre une politique conservatrice, où précisément les personnes méritantes et travailleuses n'auront aucune chance de se faire une place au milieu des héritiers et autres fils à papa. Tout sera fait pour éviter toute redistribution du capital, pour éviter toute conccurrence aux personnes en place.

Les principales victimes de cette politique seront les petits créateurs d'entreprise aux dents longues qui se les casseront inlassablement, les dents, en luttant contre beaucoup plus fort qu'eux. Je n'ai au demeurant guère de pitié pour ces gens qui souvent tiennent des propos méprisants sur ceux qui n'ont pas pour objectif d'amasser le plus de profit possible mais qui trouvent leur satisfaction dans l'accomplissement même de leur tâche.

Méfions-nous cependant de ceux qui "aiment leur métier". L'aiment-ils pour les satisfactions qu'apporte un travail bien fait, ou simplement pour le salaire qui tombe à la fin du mois?

D'ailleurs, pour un libéral, un profit effectué en vendant des armes est aussi justifiable qu'un profit effectué en vendant des layettes. Quitte à passer pour un hippie, un faible ou même une femmelette au moment de l'apéro au café du commerce, je déclare bien haut que ceux qui vendent des armes ou de la drogue, ou des cigarettes (comme l'a fait MMe Thatcher) sont des salopards et non des personnes méritantes, quels que soient les efforts qu'ils aient pu fournir.

Aucun commentaire: