vendredi 24 août 2007

L'éducation bientôt sur la place du marché!

Notre tant aimé et néanmoins sinistre chef de l'état met ses menaces à exécution. Il prévoit de supprimer 11 000 postes d'enseignant. M. Santini nous rassure : aucun licenciement en vue, il s'agit seulement de ne pas remplacer une partie des enseignants à leur départ en retraite. Certes, au final, on aura bien 11000 enseignants de moins et donc davantage d'élèves par classe. Ce n'est sans doute pas ce qui améliorera le suivi individuel. Les libéraux n'aiment guère l'enseignement, (ils se vantent souvent d'avoir été des cancres, même s'ils ont fait polytechnique) sauf quand il s'agit d'écoles privées ou de cours du soir payants.

Quotidiennement, TF1 (entre autres) s'applique à dévaloriser les maîtres d'école : ils ne feraient rien pour lutter contre l'échec scolaire, des milliers seraient sans classe : en congé de maladie (comment osent-ils?), détachés syndicaux (le péché inexpiable!) remplaçants ou chargés du soutien scolaire... d'ailleurs pourquoi payer si grassement des fainéants qui sont toujours en grève?
Bref, on est en plein délire de pilier du café du commerce, comme d'habitude sur TF1 mais cette bouillie pour les chiens et les chats n'est pas gratuite. Dévaluer les fonctionnaires est le premier pas vers leur diminution drastique en attendant leur disparition complète, phénomène qui apparaît fréquemment au cours des doux rêves de MM Sarkozy et consort.

Mais pourquoi s'acharner sur ces malheureux fonctionnaires, s'ils ne sont pas réellement si nuisibles? Eh bien, mais c'est qu'il s'agit de libérer un marché possiblement juteux de l'emprise exécrable de l'état. L'éducation, comme tout le reste, doit se trouver sur le marché, obéir aux lois du marché, profiter à quelque multinationale...

Et la populace, admirative, continue à applaudir celui qui chaque jour les spolie un peu plus.
Car enfin, il faudra bien que vos enfants apprennent à lire, et s'il est besoin de cours du soir, il faudra bien que vous les payassiez, subtils piliers de comptoir qui faites quotidiennement mon admiration éperdue...

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