mardi 9 octobre 2007

privatisation perd la raison...

Les privatisations, entamées dès les années 80 et qui continuent allègrement devaient assainir les dépenses publiques. Or selon M. Fillon lui-même, la France est au bord de la faillite. Et quel remède propose-t-on? continuer les privatisations!

En vérité, le simple bon sens conduit à penser que les finances publiques, loin de se fortifier avec les privatisations, s'en sont évidemment appauvries. Aucun particulier ne s'est enrichi en dilapidant son patrimoine, et l'Etat ne le fait pas davantage. Selon quelques analystes avertis, la crise du financement des retraites et de la sécurité sociale était prévisible dès lors que l'Etat n'avait plus l'assiette financière des entreprises nationalisées qui étaient sous son contrôle.

Privé de toute réserve financière l'état providence est à l'agonie... aucune redistribution des richesses n'intervenant plus, l'argent s'évade sur quelque compte secret dans les coffres des paradis fiscaux, et tandis que les yachts croisent par dizaines au large de Saint Tropez, que les transnationales ont chaque jour davantage de pouvoir, une partie grandissante de la population sombre dans la pauvreté...

Et le gouvernement, que fait-il? Il gère la pénurie et accomplit les réformes qui augmenteront les inégalités et plongeront la société dans le marasme... Alors que la consommation et la production de déchet augmentent de manière exponentielle, sans d'ailleurs apporter la satisfaction espérée, le conseil le plus souvent donné est de consommer davantage afin de créer de la croissance. Cette croissance est supposée réduire le chômage, ce qui pour le moment ne se vérifie guère. On nous cite pourtant les cas des Etats-Unis et de la Grande Bretagne...

Le choix de société de ces pays n'est cependant pas à prendre comme modèle. Une partie non négligeable de leur population se trouve obligée de travailler jour et nuit pour obtenir de quoi vivre modestement, les plus défavorisés étant constamment menacés par la misère ou la prison. Le gaspillage d'énergie incroyable de ces pays entraîne la nécessité d'obtenir de nouvelles ressources par tous les moyens (guerre d'Afghanistan, d'Irak) tandis que la population souffre d'obésité galopante.

Produire pour consommer, consommer pour produire, voilà l'ambition de la société occidentale, alors qu'une grande partie du monde souffre de malnutrition... MM. Fillon, Sarkozy et consort, par idéologie, par rapacité et par pur aveuglement nous entraînent obstinément dans une voie désastreuse...

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