mercredi 2 avril 2008

Injuste redevance audio-visuelle...

Moi qui vous parle j'ai reçu ce jour la visite d'un contrôleur de la redevance audio-visuelle. Nous raccompagnions, mon épouse et moi, une amie venue nous faire une visite quand un type grand, encravaté, qui parlait avec autorité demanda, depuis le portillon, à parler à M. K100d, c'est à dire à votre serviteur.
-Vous l'avez devant les yeux, répondis-je.
Il me montra une carte ornée d'un joli drapeau que j'eus à peine le temps d'examiner. Le journal avait dit de se méfier des visiteurs soi disant assermentés, alors mon épouse, Mme K100d, demanda à vérifier à son tour. Le gars était équipé, et puis il avait tout à fait l'air sévère du gendarme qui s'apprête à vous dresser contravention.
J'eus un moment l'idée de lui refuser l'entrée de mon domicile. S'il avait sonné à la porte, j'aurais pu faire le mort, mais là, il nous cueillait! la chance était avec lui.

Quelle pièce voulez-vous voir demandé-je? Nous n'avons pas de télévision, alors je ne sais par où commencer (car Tonton K100d, malgré ses conviction extrême-gauchiste et ses revenus relativement modestes habite un petit château).

-Évidemment, dit mon visiteur, c'est plus simple quand il y en a une...
Je crois qu'en l'absence d'infraction, le contrôleur de la redevance se trouve quand même sacrément con, comme on dit vulgairement : en clair il est assez gêné.

Il demanda à voir la pièce à vivre et vit qu'il ne s'y trouvait aucun poste non déclaré... Malgré cela que tremblais. En effet nous avons deux ordinateurs et une trucbox!
"Les ordinateurs ne comptent pas, pour le moment" dit-il avec un ton de regret.
Il se mit à remplir un formulaire. Il avait complètement changé de ton.
"Il n'y a que des conneries." dis-je. "Enfin, tout le monde dit ça, mais tout le monde a la télé."
"C'est un choix" répondit-il. Je le rassurai, mes enfants, qui n'étaient pas petits, se passaient eux aussi de l'instrument.
"Quand il n'y a pas infraction, dit-il, on ne laisse pas de procès verbal. A moins que vous en vouliez un?" Je signai, il partit.

Tout s'était bien passé et pourtant je n'étais pas satisfait. Alors quoi, on doit laisser entrer un flic chez soi pour vérifier qu'on ne cache pas un téléviseur? Ne faudra-t-il pas bientôt montrer ses fesses ou subir un toucher rectal à domicile?
D'ailleurs, cette redevance est absurde.

Partisan du service public de télévision et de radio, je n'ignore pas qu'il doit être financé. Eh bien, qu'on le finance, ce service public, à partir de l'impôt sur le revenu (en rétablissant les tranches que M. Sarkozy a supprimé pour favoriser ses amis fortunés) et non en ponctionnant 115 Euros sur les revenus des smicards!
Pour sûr , s'agissant de service public, on n'y trouvera pas les émissions racoleuses du privé, mais de la bonne information indépendante et de la culture. Libre à ceux qui préfèrent le bourrage de crâne du privé d'aller sur le privé.

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