mercredi 8 août 2012

Encore la crise! (naïfs propos)

Depuis quelques temps, pour éviter le matraquage pro-stéroïde et autres stimulants, je me tenais éloigné des journaux, radio, et autres moyens de nous tenir au courant de ce monde passionnant dans lequel, à ce qu'on raconte, nous vivons. Pour plus de sureté, j'ai limité mon timide retour parmi les vivants au journal de midi trente de France Culture, radio ayant peu la propension à chanter les louange des sur-développés musculaires. Ce que j'ai appris ne m'a point engagé à reprendre plus avant contact avec les réalités médiatiques, car voici quinze jours, le tyran sanguinaire de Syrie massacrait des innocent, et voici qu'il massacre encore des innocents. Il y a quinze jours, l'économie Française était plus ou moins en crise, et voilà qu'on nous annonce une récession. Je suis aussi démuni devant ces deux événements chroniques, mais je me permettrais quand même de tenir quelques propos déplacés sur la récession.

Le journaliste de France Culture a constaté d'abord que les prévisions de croissance, pourtant établies par des organismes aussi sérieux que l'INSEE et le gouvernement, étaient erronées. J'en conclus que les prévisions de croissance sont un peu comme les prévisions météorologiques : on peut supposer qu'il fera beau, mais si ça se trouve, il pleuvra. Donc pas de croissance, mais une récession, faible sans doute, quelques dixièmes de pour-cents, mais inquiétante au possible. Elle est due, cette récession, à une faible consommation des ménages, et provoque la baisse du Produit Intérieur Brut. Je n'y connais rien, mais c'est la consommation qui baisse, et non la production. Il y a là au moins une incohérence logique que le journaliste de France Culture n'explique pas.

La consommation des ménages est en baisse, donc. On ne le dirait pas à contempler les légions de gros, de demi-gros et d'obèses qui ont envahi la place publique depuis que la chaleur estivale a fait disparaître les voiles derrière lesquels ils dérobaient au regard leurs produits intérieurs de brutes. Le journaliste indique précisément que c'est l'achat de voitures neuves qui a été insuffisant. Essayez pourtant de traverser une route de moyenne importance dans une ville secondaire d'une obscure province, ou  tentez de trouver un véhicule d'occasion de plus de sept ans, vous m'en direz des nouvelles!

 La France est pleine de voitures neuves, les vieux tacots qui faisaient le charme (et le danger, je suppose) de nos routes d'antan ont fait place aux véhicules dernier cri jusqu'au fond de nos plus rustiques campagnes. A supposer qu'il en reste, de ces campagnes qui faisaient aussi le charme de notre vieux pays, hélas tellement modernisé qu'on devrait, à l'entrée des villes, sur les panneaux indiquant le nom de la commune, en lieu et place de ces fleurettes désignant les "villes fleuries", apposer des parpaings qui désigneraient la cité la mieux bétonnée, il y en aurait, je vous le dis.

Donc, malgré nos efforts pour bouffer plus que de raison et rouler dans des voitures fraichement sorties d'usine au milieu de bâtiments sentant encore le ciment frais, le PIB va baisser. Le journaliste ne nous laisse pas attendre les conséquences dévastatrices de cet état de fait calamiteux : M. Hollande, notre chef d'état, dans ces conditions, aura bien du mal à réduire les déficits publics. Je ne voudrais pas avancer un raccourci trop osé, mais voilà : si je comprends bien (mais je ne comprends pas bien, et je ne suis pas le seul!) c'est parce que nous n'achetons pas de voitures neuves que le déficit public se creuse!

Naïvement, je pensais que si les finances publiques étaient en déficit, c'étaient que les dépenses de l’État dépassaient les recettes... et que donc il fallait soit diminuer les dépenses, soit augmenter les recettes - en clair, les impôts. M. Hollande, soyez un peu socialiste, vous qui avez été élu sous cette étiquette, augmentez donc les impôts directs!

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